« LA FORET EN AQUITAINE DU XVIIIème SIECLE A NOS JOURS EVOLUTION ET PERSPECTIVES » Monsieur Claude VIDAL – Ingénieur Général des Ponts des Eaux et des Forêts – Directeur Général Adjoint de l’Institut Géographique national
Après un rapide aperçu de l’évolution de la forêt française sur plusieurs siècles, une attention particulière sera portée sur les forêts anciennes en Aquitaine, puis une évolution de la surface forestière depuis le XVIIIème siècle jusqu’à nos jours dans cette région. Cette étude spatialisée et relativement précise est rendue possible à partir des cartes de Cassini que Louis XV avait commandées à ce dernier en 1747. Il a fallu 42 ans pour achever la cartographie de l’ensemble du territoire français de l’époque. Des comparaisons seront effectuées avec les cartes d’Etat-Major établies au XIXème siècle puis avec des cartes récentes produites par l’IGN. Ces informations permettront de faire une analyse plus précise des forêts des départements des Landes, du Lot et Garonne et des certaines zones de la région avec des évolutions forestières particulières. Une discussion autour du concept de forêt ancienne et de son intérêt environnemental sera initiée. Enfin en matière de perspective, l’impact des grandes tempêtes de décembre 1999 et de Janvier 2009 sera abordé.
« AUX ORIGINES DE LA MAFIA » Monsieur Robert CASTELLO – Enseignant en histoire de l’art – Conférencier
Longtemps considérée par les historiens comme un sujet tabou, la mafia a donné lieu à un nombre considérable d’images de clichés et de légendes.
Si la mafia est née en Sicile dans la seconde moitié du 19eme siècle, ses origines remontent fort loin dans le passé.
Contrairement aux thèses défendues par les historiens du nord de la péninsule qui voient dans le phénomène mafieux le résultat d’un ensemble de dispositions des siciliens pour la violence, la mafia est surtout et avant tout le produit d’une mauvaise gouvernance et d’une oppression sociale séculaire.
« Audition, sens unique » Docteur François GEYER – Pharmacien, Audioprothésiste, Docteur en Médecine, Diplômé de Gériatrie et Gérontologie
Si l’on voulait établir une hiérarchie dans l’importance de nos cinq sens, l’ouïe se disputerait vraisemblablement la première place avec la vue. Et même si dans ses outils de communication, notre société tend à privilégier l’image, nous allons constater que le son, et son corollaire, l’audition, constitue un sens unique sans lequel notre aptitude à communiquer serait anéantie.
Nous essaierons de comprendre comment la simple vibration physique d’un son fondamental devient grâce à la physiologie de l’oreille et de ses voies neuronales, un message signifiant, et quelques fois, par la psycho-acoustique, un générateur d’émotions.
Nous découvrirons enfin comment notre audition peut se dégrader partiellement ou totalement, et réaliser une surdité dont nous verrons les conséquences mais aussi les moyens d’y remédier.
« CAPA , DOISNEAU, LARTIGUE, 3 REGARDS SUR LA FRANCE DU 20ème SIECLE » Monsieur Yannick LEVANNIER – Chargé de formation dans tous les domaines de l’image
Ayant chacun sa propre vision de la photographie et des techniques de prise de vue, ces 3 photographes d’origines sociales différentes, ont su à leur manière fixer des moments de vie de la France et des français du siècle dernier. Reportage de guerre, vie familiale de tous les jours, débuts des transports ou manifestations sociales de toutes sortes, rien n’a échappé à leurs regards figeant pour toujours une époque déjà lointaine.
« Concert-lecture : Les Lettres de Madame de Sévigné agrémentées de Musiques pour viole de gambe » Madame Natacha MAUFRAIS – Conférencière au Musée de la Musique à La Cité de la Musique à Paris La Villette – Professeur de musique ancienne au Festival de Musique ancienne de Dieppe – Chercheuse, spécialiste du siècle de Louis XIV et de la musique de cette époque – Concertiste, gambiste spécialiste de la musique française pour viole de gambe
Le concert lecture des extraits des Lettres de Madame de Sévigné nous plonge dans l’atmosphère de la cour à l’époque de Louis XIV, font revivre l’intimité de salons et comprendre la vie mondaine, artistique et littéraire du XVIIe siècle. Les sonorités de la viole de gambe nous font découvrir les magnifiques pages du répertoire de la musique française pour viole de gambe (Marin Marais, Caix d’Hervelois) ainsi que d’autres compositeurs Lully, Couperin.
« LA CIVILISATION JAPONAISE – HERITAGES, MYTHES ET ELEMENTS FONDATEURS » Monsieur Michel PENSEREAU – Ancien Attaché d’Administrations – Chargé d’enseignement de la langue et civilisation japonaises à l’Université de Saint-Denis de la Réunion
La civilisation japonaise est une « civilisation périphérique » de celle de la CHINE, sa matrice culturelle cultivant longtemps sa spécificité, le JAPON, « cyclique » a alterné au cours de son histoire phases de repli et d’ouverture au monde. Le pays du Soleil Levant, poétique à ses heures, est également mué par une éthique de la survivance, ce qui fait que sa civilisation est aussi pragmatique. Longtemps élève des nations techniquement les plus avancées, l’archipel est une « culture de l’appropriation » qui développe toute une pédagogie de l’imitation. « Civilisation double », le JAPON est à la fois un « Orient extrême » et un « Extrême Occident » ; il constitue aussi un « Ailleurs » qui distille certes un exotisme discret mais surtout de l’insolite d’autant qu’il est enfin une « Civilisation de la vacuité » jouant des vides et des pleins, des jeux de lumière, de l’ambiguïté, du « non-dit », de l’invisible, de l’indicible et de l’ineffable.
« L’ODYSSEE DU COMMANDO FRANKTON » Monsieur André VOISIN – Professeur d’Histoire
En décembre 1942, une extraordinaire aventure s’est déroulée sur l’embouchure de la Gironde et dans le Sud de la France. Cette invraisemblable épopée militaire a pour nom de code « Frankton ». un commando britannique composé de 10 « marines » intrépides, parti du Nord de la Grande-Bretagne, en sous-marin, débarque au large des côtes landaises. Il avait pour mission de remonter la Gironde en kayaks, en pagayant uniquement de nuit afin d’atteindre le port de Bordeaux et d’y faire sauter le maximum de cargos allemands car ces bateaux ramenaient d’Asir des produits indispensables à l’effort de guerre des Nazis. Cette odyssée s’est déroulée au prix de mille de difficultés aussi bien sur mer que sur terre. Elle s’est soldée par la mort de huit marines. Seuls deux rescapés réussirent à regagner leur pays.
« Raymond QUENEAU » Monsieur Jean-Pierre CANCES – Professeur Honoraire – Agrégé de Lettres Classiques
Raymond QUENEAU est surtout connu par son roman « ZAZIE DANS LE METRO » (adapté au cinéma par Louis MALLE) et ses exercices de style. Mais c’est un homme aux multiples facettes qui a joué un rôle important dans les lettres françaises. Poète d’avant-garde, romancier original, essayiste, mathématicien, homme de radio, journaliste, scénariste de cinéma, peintre, philosophe, enfin cofondateur de l’OULIPO. QUENEAU fut tout cela, et aussi un virtuose du langage, un inventeur de formes nouvelles, un maître de l’humour.
« « LA MORT DE MOZART : VERITES ET CERTITUDES » » Par Dr François-Régis CERRUTI – Médecin Expert près la Cour d’Appel de Bordeaux
C’est grâce à l’union de la musique et de la médecine que les auteurs, issus de ces deux disciplines, sont parvenus à la surprenante vérité, fruit d’une tendance qui porte à apprendre, à découvrir et à connaître des réalités nouvelles. A l’issue d’une recherche méthodique, approfondie et critique, l’obscur brouillard quasi légendaire qui a entouré le décès de Wolfgang Amadeo depuis plus de deux siècles, s’est brusquement dissipé. Le divin Mozart s’est soustrait à la vie de ses semblables, de ses proches tant chéris comme de ses admirateurs, en quelques semaines, à 35 ans… à cause d’une potion stimulante, magique d’abord, puis, consommée avec excès ensuite, dont la toxicité perverse – qui lui était bien sûr inconnue et insoupçonnable – est devenue rapidement mortifère. Les diagnostics les plus saugrenus, les plus inattendus, insolites et imaginaires, ont nourri la légende du trépas du compositeur, alors qu’il a été l’unique acteur – bien involontaire – de sa rencontre avec la Camarde.
Au sommet de son talent, Mozart est bien mort empoisonné, comme il l’avait subodoré…mais par lui-même, et après avoir mis son génie et sa détresse dans de magnifiques et bouleversantes notes de musique… Les supputations, les pressentiments ont émergé, se sont distingués – parfois juxtaposés – sans aucune certitude ni cohérence. L’époque des découvertes médicales modernes, scientifiquement établies- surtout depuis le milieu du XIXème siècle- a fini par arriver…mais trop tard pour Wolfgang! Et ces découvertes nous permettent maintenant de développer, d’affiner et d’affirmer des certitudes que nous vous invitons à découvrir avec la clarté et la rigueur scientifique qui sied à l’homme attentif et scrupuleux du XXIème siècle, assujetti à « l’exacte vérité ».
Au fil de ces pages, inconditionnels de Mozart ou simples curieux, nous allons imaginer l’angoisse, l’agonie et l’effondrement jusqu’au trépas de ce virtuose d’exception qui ne cesse de nous émouvoir et de nous enchanter et qui va nous accompagner encore longtemps.
« Les héros de roman sont-ils heureux en ménage ? » Par Mme CAYRE – Professeur de Lettres au lycée Bernard Palissy
… « Ils se marièrent, vécurent heureux… » Cette formule qui vient clore les contes de fées a du mal à s’imposer lorsqu’on s’intéresse au roman français. Les mariages y sont souvent malheureux. Mais si les héros de roman sont des époux maussades, ce sont aussi des amants exaltés. Est-ce à dire que le désir ne résiste pas à l’institution matrimoniale ? Le roman, en tant que concentration du réel, nous révèle-t-il que le « faire couple » n’a rien de naturel ? Ce sont les questions auxquelles il s’agira d’essayer de répondre à travers un choix de textes et d’images mettant en scène des couples célèbres de la littérature romanesque française.
« Les Exploitations agricoles antiques dans les campagnes du Lot et Garonne : l’apport de la prospection aérienne » Par Mme Catherine PETIT-AUPERT – Maître de conférences en histoire ancienne, Université de Bordeaux 3 – Institut Ausonius
Cette conférence dressera un premier bilan des connaissances sur les formes de l’habitat rural (villae et fermes) du territoire de la cité des Nitiobroges. Les campagnes de prospection aérienne menées depuis 2011 démontrent l’apport incontestable de cette méthode, qui reste un outil privilégié de recherche. Elle enrichit nos données sur la morphologie des édifices ruraux et pose le premier jalon d’une typologie des formes architecturales et des modèles adoptés dans cette partie de l’Aquitaine antique.
« Saint Thomas d’AQUIN – le Thomisme » Par Mr Guillaume CANOVAS – Professeur agrégé, Docteur en histoire médiévale
Au XIe siècle, l’Occident chrétien semble avoir coulé le rapport de la science à la foi dans le bronze des écrits de saint Augustin et d’Isidore de Séville. Par la fascination intellectuelle qu’il exerce sur le milieu scolastique, l’aristotélisme arabe du XIIIe siècle vient bouleverser l’équilibre ancien. L’Aquinate tente alors synthèse audacieuse entre fides et ratio. Mais en théologie, la fortune sourit-elle vraiment aux audacieux ?
« De 7 à 77 ans, le roman policier : pourquoi un tel succès ? » Par Mme Stéphanie BENSON – Ecrivain, professeur agrégé d’anglais, Docteur en études anglophones, maître de Conférences, Chargée de cours à l’Université Michel de Montaigne – Bordeaux III
Le roman policier représente une partie non négligeable des emprunts en bibliothèque et se trouve souvent parmi les meilleures ventes en librairie. Que ce soit le roman policier pour adultes ou pour la jeunesse, le genre est sans aucun doute l’un de ceux qui ont le plus passionné les lecteurs de tous âges depuis les débuts de l’imprimerie et de la diffusion de masse. Mais comment expliquer un tel engouement ? Cette conférence, en retraçant l’histoire du roman policier, ses premiers auteurs et premiers textes, tentera à travers une analyse diachronique et synchronique de réfléchir sur les raisons de son succès qui se trouvent sans aucun doute dans ce qui fait sa spécificité : la compréhension des mécaniques derrière l’acte criminel.
« UNE PASSION DE PORCELAINE » Par Mme Catherine BOURZAT – Diplômée de chinois et d’histoire de l’art, Catherine Bourzat a parcouru pendant 20 ans les routes de l’Asie. Pour Hachette Tourisme, Michelin Éditions du voyage et Mondéos, elle a conçu des guides de voyage. Elle a publié des livres au Chêne, au Zouave, aux 5 Continents, chez Vilo, Marabout et Liana Levi
À l’aube des Lumières, les princes d’Europe s’étourdissent de leur gloire. Louis de France a donné le la de cet étalage de puissance. De Venise à Berlin, de Versailles à Vienne, l’or est dissipé en guerres, en fêtes et en palais innombrables, où s’amassent les pierres et l’argenterie, les tableaux et les ivoires, les perles et les cristaux. Et ces bijoux fragiles qu’on nomme porcelaines. La porcelaine. La terre que peut traverser la lumière… L’or blanc. Chargée à grands frais sur les vaisseaux de l’Europe et du Nouveau Monde, elle est un très ancien secret détenu par l’Orient. Son mystère fait son prestige. La vaisselle des Indes se collectionne passionnément. C’est le propos de cette conférence qui s’achève au moment où un arcaniste et un physicien percent en Saxe le secret du kaolin de Chine. Petite mécanique du hasard de l’Histoire, dont l’intrigue et les acteurs ont, eux, fait l’objet d’un livre : L’arcane de la porcelaine—la fin d’un secret, publié en 2009 aux éditions Culture & Patrimoine en Limousin.
« LISBONNE AU FIL DE L’EAU » Par Mr Christophe GAMEIRO – Professeur D’Histoire-Géographie au lycée viticole de Montagne, guide touristique, présentateur de spectacles, conférencier
Lisbonne, la « reine du Tage », la « cité des 7 collines », doit sa fortune aussi bien à son ouverture maritime qu’au Tage, son artère vitale. Pendant plus d’une heure, Christophe Gameiro, vous entraîne dans les dédales du quartier de l’Alfama, près des bassins, ou bien encore dans la Cité balnéaire de Cascaïs. Fruit de photos, qui ont été prises lors de l’été 2011, cette balade estivale se veut tout à la fois touristique, pédagogique, mais aussi chargée d’histoire. L’orateur sait mieux que quiconque se mettre à la portée de tous, vous faire découvrir la capitale lusitanienne au travers ses traditions, que sont les tavernes à fado, les « électricos » brinquebalants, et les dévotions aux saints. Les rénovations urbaines ne sont pas oubliées et le parc des Nations, qui abrité en 1998 l’Expo universelle est largement convoqué. Quant aux lieux aquatiques, que ce soient les fontaines, l’aqueduc, ou les rivages de la côte lisboète, ils sont totalement revisités. Lisbonne est aussi une capitale culturelle et les musées, qui nous entraînent vers le grand-large (musée de l’Orient, de la Marine, Navire-Ecole) sont largement abordés, pour honorer l’empire maritime défunt du Portugal.
« CARAVAGE – le maître des Ténèbres » Par M. Robert CASTELLO – Conférencier enseignant en histoire de l’art
Caravage est sans doute l’un des peintres les plus révolutionnaires de l’histoire de l’art. En révolte constante contre le goût commun de ses commanditaires, contre l’imitation servile des maîtres du passé, contre l’idéalisation et la stylisation des hommes de la Renaissance. Michelangelo Merisi génie solitaire violent et tourmenté imposa avec fureur un nouveau langage pictural qui engagera la peinture occidentale dans des voies nouvelles et inconnues.
« RELIGION, IDEOLOGIE, AUTONOMIE » Par M. CAUMIERES – Agrégé et docteur en philosophie
Comprise comme ce qui relie l’homme au divin, la religion semble n’avoir plus sa place dans les sociétés modernes où seul compte le lien politique ou social unissant les hommes entre eux. La tradition marxiste en fait une simple idéologie suscitant des représentations illusoires dues à des conditions socio-économiques ne laissant guère d’espoir aux individus exploités par le système capitaliste. Que penser alors de ce que beaucoup comprennent comme un retour du religieux ? S’agit-il d’une simple construction médiatique ou d’un mouvement bien réel ? Il est difficile de ne pas reconnaître une persistance du religieux, qui continue de s’exprimer alors même qu’il ne structure plus le social. Ce qui conduit toutefois à saisir le religieux sous un jour nouveau, comme ce qui vise une structuration immobile et unitaire du monde social.
« L’HERITAGE CULTUREL COREEN » Par M. LAMARQUE – Professeur d’histoire, directeur honoraire des Alliances Françaises de LA PAZ (BOLIVIE) et SANTA FE (ARGENTINE), accompagnateur de voyages culturels
Au fil de cinq millénaires, le peuple coréen a développé une civilisation longtemps méconnue en Occident, à l’origine d’un riche patrimoine qu’un parcours illustré de nombreux documents iconographiques nous permettra de découvrir. Nous aborderons notamment l’évolution des croyances, l’architecture, l’écriture, la céramique, les sciences.
« L’ORIENTALISME DANS LA LITTERATURE FRANCAISE DU XIX° SIECLE » Par Mme Renée de SMIRNOFF – Agrégée de l’Université, Docteur des lettres
L’intérêt pour l’Orient méditerranéen, présent depuis toujours dans la littérature française, connaît au XIX° siècle un large développement, en parallèle avec l’essor en peinture du mouvement orientaliste. Le voyage en Orient de plusieurs écrivains est un des éléments déclencheurs qui alimenteront le rêve oriental.C’est tout un univers mythique et sensoriel différent qui trouve alors à s’illustrer dans notre littérature, témoignant, au-delà des stéréotypes, d’un réel désir de renouvellement esthétique.Cet essor de l’orientalisme est évidemment chargé de sens. Qu’il révèle le besoin d’un retour aux sources ou la séduction d’un monde étrange, son approche apparaît complexe mais toujours fascinante.