« GIACOMO PUCCINI, L’APOGEE DU VERISME » Mr Denis GAUTHIER
Giacomo Puccini (1858-1924) appartient au courant vériste (italien vero : ce qui est vrai) qui s’est installé dans l’art lyrique pendant la fin du XIXème et le début du XXème siècle. Ce Vérisme emprunte les sujets à la vie de tous les jours, comme le naturalisme littéraire contemporain avec Zola. Pour faire vrai, l’accentuation du mot chanté va modifier la mélodie et va la rapprocher de la déclamation théâtrale. L’orchestre très sonore va évoquer les bruits de la vie courante ; il soulignera fortement les passages dramatiques. Ce n’est plus le drame qui est mis en musique mais la musique qui est dramatisée. Les opéras de cette esthétique sont inégaux avec souvent l’utilisation de moyens musicaux rudimentaires. Par son talent, Puccini a donné à ce courant sa meilleure expression; en bon italien, il n’a jamais sacrifié la convention du grand air au profit du réalisme de l’action. Cinq de ses opéras sur dix composés sont surtout restés au répertoire : Manon Lescaut, La Bohème, Tosca, Madame Butterfly et Turandot.
« Agen coquin » Mr Jean Michel ARMAND Directeur Pénitentiaire honoraire – enseignant-chercheur en histoire pénale
Durant un siècle et demi environ (XVIIIe et XIXe siècles), Agen eût la réputation d’être dévergondée, à tout le moins libertine si l’on ne tient pas à faire de notre cité une Sodome gasconne. Cette galante réputation retint au reste l’attention et sans doute plus encore, de Charles de Secondat, baron de la BRÈDE autrement passé à la postérité sous le nom de Montesquieu, lequel dans un courrier adressé à sa cousine eût cette phrase maintenant définitive : « vous ferez plus de cabrioles en un mois à Agen qu’en une année à Bordeaux » Qu’en fût-il exactement ? En cheminant dans les rues, au gré des maisons closes, nous ouvrirons ce dossier caché dans le fonds des archives.
« Des neurones neufs tous les jours » Mr Olivier KAH CNRS Emeritus Research Director Research Institute for Environmental and Occupational Health Université de Rennes 1
Savez-vous que, contrairement à une idée largement répandue, votre cerveau fabrique de nouveaux neurones tous les jours, y compris jusqu’à un âge avancé ? Etabli vers le milieu des années 90, ce concept de « neurogénèse adulte » a remis en question le dogme solidement établi selon lequel nous ne fabriquions pas de nouveaux neurones à l’âge adulte. Ces avancées ont réellement révolutionné les neurosciences et ouvrent des perspectives thérapeutiques significatives à plus ou moins long terme. Cette conférence fera le point sur l’évolution des connaissances dans ce domaine et sur les moyens que chacun peut mettre en œuvre pour favoriser la naissance de nouveaux neurones.
« Les Peintures Noires de Francisco GOYA » Mr Guy POIREAU Professeur d’histoire de l’art
Entre 1819 et 1823, Goya réalise une série de 14 peintures sur les murs de la maison qu’il vient d’acquérir dans un faubourg de Madrid. Il n’y a ni commanditaire ni dédicataire. Cette réalisation ne répond qu’à ses seules nécessités personnelles ou artistiques . Le titre qui sera donné postérieurement à la série s’explique par la palette de couleurs utilisées – ocre, terre, noir, gris, rares bleus ou rouges et quelques blancs -. Il s’explique plus encore par la noirceur de la vision tragique et la férocité des scènes représentées et enfin par la brutalité expressionniste de la touche. Quel était le projet de Goya ? Qu’est-ce qui a présidé à la réalisation de la série et quel sens lui donner ? Goya est âgé , il est totalement sourd, gravement malade, il sent la mort s’approcher et s’entoure de figures au pessimisme désespéré. Goya peint en toute liberté, sans contrainte extérieure d’aucune sorte. À cheval sur la fin du XVIIIe et le début du XIXe siècle, il annonce par sa modernité stupéfiante, autant les révolutions plastiques à venir qu’une certaine idée de l’humain que l’art du XXe siècle reprendra abondamment. Goya peintre anachronique et visionnaire comme Caravage en son temps. « Le sommeil de la raison.. ». Goya en homme des Lumières met en garde contre les forces obscures, contre la monstruosité qui peut ressurgir si l’on n’y prend pas garde. Les Peintures Noires peuvent se comprendre comme le testament artistique et philosophique de l’artiste.
« Les Victoires et les Défaites d’Ulysses S. Grant » Mme Judith DUBOIS
Ulysses S. Grant, général victorieux de la guerre fratricide entre les états du nord et les états du sud des Etats-Unis, a été plébiscité après l’assassinat d’Abraham Lincoln pour continuer son travail, pour construire une paix durable, soigner les plaies béants de la guerre et permettre aux anciens esclaves de jouir de leurs pleins droits. Nous allons examiner la vie d’un homme remarquable et mal connu, président des Etats-Unis à un moment crucial de l’histoire. Ses victoires et ses défaites ont modifié le destin de son pays et peuvent aider à comprendre la situation d’aujourd’hui.
« L’infanticide, regard d’un historien. La Bretagne au début du XIXe siècle » Monsieur Pierre BRULE
Dans le temps et l’espace des sociétés humaines, le refus de l’enfant a pris et prend plusieurs formes : qu’on l’appelle exposition, abandon (si pratiqué en France jusqu’au XXe siècle), avec ses corollaires : le vol et le trafic d’enfants (90 000/an, en Chine aujourd’hui), le refus de soins, le fœticide féminin (une cause des dizaines de millions de femmes manquantes aujourd’hui en Extrême-Orient), et sa forme paroxystique : l’infanticide. Le regard porté sur ces meurtres ne sera ni moral, ni criminaliste, ni doloriste, mais anthropologique et historique à l’aide d’un exemple bien circonscrit dans le temps et dans l’espace : la Bretagne du début du XIXe siècle. Historien, mon analyse dépend de mes sources : ce seront les archives judiciaires, les plus complètes sur ce sujet. Grâce à elles il est possible de dépasser l’émotion de l’instant pour interpréter. Au-delà de l’événementiel de l’infanticide, dans un optique compréhensive, ce sont les communautés des campagnes bretonnes dans leur misère inimaginable qui apparaissent. On décrira les itinéraires qui ont poussé ces malheureuses au crime, d’analyser si possible les logiques économiques, sociales, psychologiques qui ont été les leur. Pour cela il faut entrer dans leurs tactiques, leurs ruses, il faut discerner les réactions de la famille, du voisinage, des autorités. Face à un tableau quasi insoutenable (j’en préviens les éventuels auditeurs), l’historien doit garder sa rigueur, éviter le style exclamatif ; ainsi espère-t-il apporter beaucoup à l’histoire du corps et de la solitude, à celle de la communauté humaine (village, hameau) et, plus encore, celle de la rumeur, du commérage et de la sensibilité à l’égard du nouveau-né.
Au matin du 6 mai 1527, les troupes impériales de Charles Quint commandées par Charles III de Bourbon envahissent Rome et commettent des violences inouïes durant des semaines. Pour une bonne partie des soldats, les fameux Lansquenets luthériens, Rome représente la Babylone de tous les vices et le pape Clément VII l’Antéchrist et la Ville Éternelle offre ses victimes innocentes et ses œuvres d’art à la folie des hommes. Cette conférence revient sur l’un des épisodes les plus tragiques de la chrétienté en même temps qu’elle met l’accent sur les mutations autant politiques, religieuses et artistiques qui se déroulent dans la Rome de la Renaissance. Expression de la bestialité humaine pour les uns et de rédemption pour les autres, le sac de Rome se décrypte aussi par la contemplation de ce que la ville offre encore aujourd’hui à ses visiteurs.
« LE FILM NOIR ET LA FEMME FATALE » Mr Gérard DASTUGUE
Genre cinématographique codifié, le film noir s’inscrit dans la continuité du film de gangsters et des romans de Dashiell Hammett et Raymond Chandler. Des années 40 jusqu’au néo-noir contemporain, il a marqué le public de ses audaces visuelles et narratives et a su s’immiscer dans la culture populaire (publicité, fantastique, etc.). Pièce maîtresse et origine des enjeux et des ressorts dramatiques, la figure de la femme fatale irrigue le genre de charme glamour et de sombre ambiguïté. Cette conférence participative reviendra, à l’aide de nombreux extraits, sur l’historique du film noir, ses caractéristiques premières ainsi que la représentation de la femme fatale au cinéma, qu’elle soit victime ou vénéneuse.
« L’homme est-il un animal comme les autres ? » Mr Alain SARRIEAU
Philosophes, théologiens ou même scientifiques ont longtemps attribué un statut particulier à l’Homme en raison notamment du développement particulier de son cerveau et des avantages qu’il a pu et su en tirer. Sans remettre en cause ces particularités exceptionnelles, notre propos est de montrer que l’Homme ne peut pour autant échapper à son destin d’animal et reste vulnérable. L’étude de l’évolution de la lignée humaine comparée à celle des autres espèces animales nous montre que le futur de l’Homme, ce colosse aux pieds d’argile, n’est pas inscrit, que son apogée ne le met pas à l’abri de sa disparition.
« Casta diva », le grand air de l’opéra « Norma » (1831) que Maria Callas a remis en vogue au milieu du siècle dernier, a fait le tour du monde. Mais son compositeur Vincenzo Bellini (1801-1835) reste trop mal connu. Comme Mozart, il est mort à 34 ans ; mais son œuvre est beaucoup plus inachevée : seulement dix ans séparent son premier opéra, « Adelson e Savini » Naples 1825, et son dixième et dernier « Les Puritains » Paris janvier 1835. Mort huit mois après le très grand succès de cet opéra, il connut des obsèques grandioses à Paris, à la différence de Mozart. Son bel canto romantique établit une relation unique entre la voix et les instruments qui introduisent les airs et les accompagnent ensuite avec une orchestration ménageant toujours un équilibre des sonorités. Jacques Bourgeois, grand musicologue français, a écrit : « Aucune musique, n’est plus purement mélodique que celle de Bellini. Aucun compositeur n’a su inventer de ligne plus pure et son lyrisme semble couler naturellement d’une source inépuisable. » Estimé par ses contemporains (Rossini, Donizetti), considéré comme un génie par Verdi, cité en exemple par Wagner, captant l’attention de Berlioz et Bizet, Bellini n’a pas encore la place qu’il mérite dans l’évolution de l’opéra.
Le gros boum, comme l’a appelé un célèbre physicien totalement opposé à cette hypothèse, nous raconte les « débuts » de l’Univers et son histoire, les 14 milliards d’années qui ont vus la naissance des étoiles, des galaxies et de la petite planète bleue qu’on aime tant. C’est l’histoire que je vous raconte dans cette conférence. Au casting, des forces indépendantes et rebelles, des particules à foison et de la lumière pour illuminer le chemin.
« « La dynastie des Bach » Une affaire de famille » Mme Michèle LHOPITEAU-DORFEUILLE Chef de Chœur et écrivain (quatre guides d’initiation à la musique classique, un essai sur Mozart).
Des 27 Bach identifiés au fil des siècles comme musiciens professionnels, quatorze sont répertoriés comme compositeurs et neuf ont aujourd’hui leurs œuvres enregistrées. Venez découvrir en compagnie de Michèle Lhopiteau-Dorfeuille les plus belles pages de cette famille hors du commun.
« « L’histoire de la photo des premiers hommes à Photoshop » » Monsieur Alain NUNEZ
Cette conférence a pour but de raconter l’histoire de la photographie au fil des siècles et de ses évolutions jusqu’à nos jours. Le titre « Histoire de la Photographie des Premiers Hommes à Photoshop » fait référence à Aristote qui quatre siècles avant Jésus Christ souligne déjà les propriétés des rayons lumineux. Actuellement Photoshop et ses outils numériques sont venus modifier la photographie chère à Cartier Bresson et son « Instant Décisif » L’histoire de la photographie est une histoire humaine fantastique. Ses multiples découvertes ont été faites le plus souvent dans un petit atelier ou sur le rebord d’une fenêtre comme en 1826 pour la première photo réalisée par Nicéphore Niepce. En 1839 Louis Daguerre invente le Daguerréotype qui sera vendu dans le monde entier, en 1869 Louis Ducos du Huron invente la photo couleur procédé qui sera 30 ans plus tard amélioré par les Frères Lumière avec l’autochrome. A partir de ces dates, les inventions de la photo argentique vont s’enchainer pour être détrônées dans les années 1990 par le développement de la photo numérique. Dans cette conférence, sont décrits les grands courants photographiques noir et blanc et couleur ainsi que les nouvelles lignes créatives apportées par la photographie numérique. A sa naissance l’inspiration de la photo a été portée par les peintres, elle a donné naissance au photo journalisme, humaniste, social … avec le numérique beaucoup de questions restent posées sur la retouche d’image, le vol des images, le plagiat, etc. …
« «La Retirada et le destin de la République espagnole après le 1er avril 1939» » Mr Antoine MERLE Notaire retraité, Conférences en matière juridique et technique dans le cadre sportif.
La première partie de mon intervention a relaté les raisons de la colère espagnole depuis l’exil d’Isabelle II en 1868 jusqu’au dénouement de la guerre civile le 1er Avril 1939. La deuxième partie fera un petit retour en arrière de quatre mois (Décembre 1938 ) qui expliquera la tragédie des républicains dans ces derniers instants de la guerre et la fuite vers la frontière française au travers du Pays Catalan. J’expliquerai les conditions du passage vers « la terre promise » et les illusions perdues, les regroupements dans les divers camps de concentration en France et la vie difficile de ce peuple en déroute. J’aborderai ensuite ce que sont devenus ces républicains depuis 1939 à 1944 et leur esprit de retourner dans leur pays lors de « la reconquista » par le Val d’Aran,. Je consacrerai un chapitre aux enfants devenus orphelins, l’abandon forcé de leurs parents et vers quelle destinées ils ont errés, enfin je terminerai par le portrait des hommes « célèbres » tant du côté républicain que du côté nationaliste, une tranche de leur vie, leur importance et le rôle qu’ils ont joué pendant cette guerre d’Espagne.
« Visite d’Agen à la veille de la Révolution avec le plan Lomet. » Monsieur Francis STEPHANUS Professeur honoraire de Lettres classiques. Membre du C.A. de l’Association des Archéologues de Lot-et-Garonne. Membre de l’Académie d’Agen
Ingénieur des Ponts et Chaussées, Antoine-François Lomet (1759-1826), fut chargé par l’intendant de la Généralité de Bordeaux de dresser le plan de la ville d’Agen, tâche qu’il mena à bien de 1784 à 1789. Ce plan, document incontournable pour l’historien et l’archéologue, fixe la topographie de la ville avant la Révolution, enserrée dans son enceinte des XIVe et XVe siècles dont les tours et les portes sont représentées. Le plan de chaque monument religieux ou civil médiéval et des époques postérieures est également intégré dans la trame urbaine. Ressurgit ainsi un bâti historique, souvent disparu, mais que des documents iconographiques complémentaires feront revivre. Le plan Lomet est donc un guide de visite idéal du « vieil Agen ».
« Petit précis d’histoire napolitaine » Mr Robert Castello
Fondée par des colons grecs au VIIe siècle avant J-C,Naples deviendra à l’époque de la domination romaine une terre de villégiature recherchée . Passée sous domination byzantine,la ville sera plus tard conquise par les Normands,les Angevins,les Aragonais,les Espagnols,les Bourbons et pour finir les Piémontais. Naples reçoit,accueille,séduit et assimile ses maîtres du moment qui ont laissé dans la ville leur marque plus ou moins profonde. Par leur présence ces maîtres étrangers contribuèrent à renforcer le caractère cosmopolite de l’art napolitain. Véritable condensé de l’histoire occidentale,la cité parthénopéenne traversée par les tremblements de terre et les éruptions volcaniques , demeure une ville en sursis qui continue à exercer sur le visiteur son obscène et fascinante séduction.
« Perturbateurs endocriniens : ces substances qui en veulent à nos hormones ! » Docteur Olivier KAH CNRS Emeritus Research Director Université de Rennes 1
Si le concept de perturbation endocrinienne a été formellement établi il y a environ 25 ans, le problème remontant aux années 50 et à l’utilisation massive de certains pesticides organochlorés, en particulier le célèbre DDT. Depuis, des centaines de scientifiques de par le monde s’efforcent d’étudier les dangers potentiels que peuvent présenter plastiques, retardateurs de flamme, cosmétiques, filtres UV, susceptible de littéralement cambrioler notre système hormonal. Dans le même temps, des centaines de lobbyistes s’attachent à convaincre les autorités de santé de l’innocuité de ces produits. Alors, légende urbaine ou bombe à retardement ? Cette conférence s’efforcera de présenter les dernières avancées scientifiques en termes compréhensibles par tous et d’expliquer pourquoi il est si difficile d’évaluer le risque sanitaire lié au perturbateur endocrinien et de faire avancer la réglementation en Europe et ailleurs.
« L’Homme de Néandertal revu et corrigé, désormais fréquentable » Monsieur Jacques JAUBERT Professeur de Préhistoire, université de Bordeaux, laboratoire PACEA UMR 5199
On connaît l’Homme de Néandertal, notre plus proche “cousin” de la lignée humaine depuis la fin du XIXe siècle. Il n’est plus la sombre brute telle qu’on le décrivait jadis. Et n’est-il qu’Européen ? Est-il notre ancêtre ou seulement notre prédécesseur ? Nous évoquerons son portrait, son environnement, son alimentation, son économie, ses techniques, ses cultures et ses pratiques funéraires ou symboliques. On sait qu’il fréquentait désormais le tréfonds des grottes et y a aménagé d’étranges structures. Il se parait d’ocre, utilisait le manganèse, des plumes, gravait ici ou là quelques marques sur des ossements, des pierres et même la paroi de grottes. Sa disparition intrigue le grand public et divise encore les chercheurs. On conclura en le comparant aux premiers Hommes modernes, les Homo sapiens dont nous sommes les descendants directs, mais – le saviez-vous ? – avec une discrète part de patrimoine génétique néandertalien.
« La cosmologie au XXIe siècle » Monsieur Alain BLANCHARD -Professeur d’astrophysique Université Paul Sabatier (Toulouse)
Lors de la deuxième moitié du XXe siècle la cosmologie a émergé comme domaine scientifique à part entière et connu des succès tout à fait remarquables. Basé sur une physique bien étayée le modèle du Big Bang a conduit à mettre en exergue de nouvelles questions qui se situent aux frontières de nos connaissances en physique. Ces développements et les enjeux modernes qui en découlent seront exposés pour faire le point sur le l’état des recherches sur ces questions parmi les plus intrigantes de la physique moderne.